PARIS (AP) - Le candidat centriste François Bayrou prévoit, s'il est élu à la présidence de la République, de fonder un "grand parti démocrate" pour remplacer l'UDF et rassembler une "nouvelle majorité présidentielle présente dans chaque circonscription".
S'il est élu, François Bayrou formera immédiatement "un gouvernement de rassemblement", qui "accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui le soutiendront", explique-t-il dans un entretien au "Monde" daté de samedi.
Cette "nouvelle majorité présidentielle sera présente dans chaque circonscription du pays. Et les Français la choisiront", assure-t-il.
Pour encadrer cette majorité et "porter ce nouvel espoir", "l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas". "Il faudra un grand parti démocrate pour la France", explique-t-il, "je crois que ce sera une nécessité".
François Bayrou rappelle aussi son souhait, s'il est élu, qu'une "loi électorale juste" soit mise en place: "50% des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50% à la proportionnelle, avec une barre à 5% des suffrages". "On garde ainsi une dynamique majoritaire tout en répondant à l'impératif d'une représentation équilibrée des territoires et des opinions", dit-il, mettant en avant le "besoin d'un Parlement qui représente la France dans sa diversité".
Pour le candidat UDF à la présidentielle, le redressement de la France passe par un "électrochoc: il faut une union nationale pour donner à tous les Français la certitude qu'on va poser les vraies questions et y apporter des réponses non partisanes". AP
Caroline Vély avec François BAYROU
vendredi 2 mars 2007
Meeting "social" pour François Bayrou à Caen
jeudi 1 mars 2007
CAEN (AP) - Le candidat de l'UDF François Bayrou, qui tenait une réunion publique jeudi soir au Centre des congrès de Caen (Calvados), est apparu très combatif et très "social" dans son discours.
Le Centre des congrès était d'ailleurs trop petit pour accueillir les milliers de militants et sympathisants venus acclamer leur candidat. Deux mille personnes étaient attendues, mais c'est finalement le double qui avait fait le déplacement des trois départements bas-normands, mais aussi de Bretagne. Tous ceux qui n'ont pas pu entrer ont néanmoins pu suivre la réunion sur des écrans installés dans le hall.
Fort de son ascension dans les sondages, François Bayrou a commencé par redire à quel point il était ému de voir ce renversement de situation dans les sondages, qui le placent désormais comme le troisième homme de cette élection présidentielle.
Dans son discours, devant un public entièrement acquis à sa cause, le candidat de l'UDF a affirmé qu'il "faut que notre pays se lance dans la lutte contre l'exclusion sociale, en multipliant le nombre d'emplois". Pour cela, M. Bayrou propose, s'il est élu, de faire voter une nouvelle loi dès mai 2007, qui permettrait à toutes les entreprises françaises qui le souhaiteraient de "créer deux emplois nouveaux, sans charges pendant cinq ans".
Avant d'enchaîner avec la situation des personnes qui sont au RMI. "Je n'abandonne pas les gens qui sont au RMI. Ils étaient un million en 2002. Aujourd'hui, ils sont un million trois cent mille. Certains sont bloqués dans cette situation. Il faut faire en sorte que toute personne qui accepte un travail gagne à travailler". François Bayrou souhaiterait que chaque bénéficiaire du RMI se voit offrir une activité au service de la société, afin "d'arrondir ses fins de mois", et retrouver confiance.
Le candidat centriste a aussi réaffirmé son attachement à l'Education nationale française, à l'importance du travail des enseignants, pour arriver à l"objectif illettrisme 0%". Concernant la carte scolaire, François Bayrou s'est dit "prêt à l'assouplir pour les familles, mais pas pour l'Education nationale".
En conclusion de cette réunion publique, François Bayrou, sur fond de Marseillaise, a réaffirmé sa volonté de rassembler tous les Français. "Je veux un pays de solidarité et pas d'abandon".
Plus tôt dans l'après-midi, M. Bayrou s'était arrêté au centre local de formation des apprentis, où il a assisté à une table ronde avec des jeunes travaillant dans la restauration. Il a tenu à souligner l'importance de l'apprentissage dans la vie des jeunes. AP
CAEN (AP) - Le candidat de l'UDF François Bayrou, qui tenait une réunion publique jeudi soir au Centre des congrès de Caen (Calvados), est apparu très combatif et très "social" dans son discours.
Le Centre des congrès était d'ailleurs trop petit pour accueillir les milliers de militants et sympathisants venus acclamer leur candidat. Deux mille personnes étaient attendues, mais c'est finalement le double qui avait fait le déplacement des trois départements bas-normands, mais aussi de Bretagne. Tous ceux qui n'ont pas pu entrer ont néanmoins pu suivre la réunion sur des écrans installés dans le hall.
Fort de son ascension dans les sondages, François Bayrou a commencé par redire à quel point il était ému de voir ce renversement de situation dans les sondages, qui le placent désormais comme le troisième homme de cette élection présidentielle.
Dans son discours, devant un public entièrement acquis à sa cause, le candidat de l'UDF a affirmé qu'il "faut que notre pays se lance dans la lutte contre l'exclusion sociale, en multipliant le nombre d'emplois". Pour cela, M. Bayrou propose, s'il est élu, de faire voter une nouvelle loi dès mai 2007, qui permettrait à toutes les entreprises françaises qui le souhaiteraient de "créer deux emplois nouveaux, sans charges pendant cinq ans".
Avant d'enchaîner avec la situation des personnes qui sont au RMI. "Je n'abandonne pas les gens qui sont au RMI. Ils étaient un million en 2002. Aujourd'hui, ils sont un million trois cent mille. Certains sont bloqués dans cette situation. Il faut faire en sorte que toute personne qui accepte un travail gagne à travailler". François Bayrou souhaiterait que chaque bénéficiaire du RMI se voit offrir une activité au service de la société, afin "d'arrondir ses fins de mois", et retrouver confiance.
Le candidat centriste a aussi réaffirmé son attachement à l'Education nationale française, à l'importance du travail des enseignants, pour arriver à l"objectif illettrisme 0%". Concernant la carte scolaire, François Bayrou s'est dit "prêt à l'assouplir pour les familles, mais pas pour l'Education nationale".
En conclusion de cette réunion publique, François Bayrou, sur fond de Marseillaise, a réaffirmé sa volonté de rassembler tous les Français. "Je veux un pays de solidarité et pas d'abandon".
Plus tôt dans l'après-midi, M. Bayrou s'était arrêté au centre local de formation des apprentis, où il a assisté à une table ronde avec des jeunes travaillant dans la restauration. Il a tenu à souligner l'importance de l'apprentissage dans la vie des jeunes. AP
François Bayrou croit en une confiance qui va aller "jusqu'au bout"
CAEN, Calvados (Reuters) - Visiblement ravi par la vague de bonnes enquêtes d'opinion le concernant, François Bayrou s'est dit "ému et encouragé" par la confiance placée à son égard, qui tiendra selon lui "jusqu'au bout".
"Cette confiance-là, elle va aller très loin, elle va aller jusqu'au bout, c'est un signe précurseur de ce mouvement de confiance qui va aller jusqu'au 22 avril et au 6 mai", a-t-il déclaré à la presse lors d'un déplacement à Caen.
Crédité de 17% des intentions de vote dans plusieurs sondages récents - et même 19% mardi dans un sondage Ifop -, le candidat de l'UDF à la présidentielle a dit noter une certaine fébrilité chez ses adversaires politiques.
"Je les comprends les pauvres, que voulez-vous qu'ils fassent contre la force d'un peuple qui a décidé de se mettre en marche et de leur imposer un président de la République qui les rassemblera ?", a-t-il lancé lors d'un meeting au centre des Congrès de Caen.
Devant plusieurs milliers de Normands - 4.000 selon les organisateurs -, le député béarnais s'est réjoui du "nombre d'articles qui se multiplient sur le candidat inattendu qui est en train de bouleverser cette élection".
Il a dit se sentir "sous les feux croisés de la gauche, de la droite et de l'extrême droite qui auraient donné très cher pour rester entre eux".
"ILS FONT FLÈCHE DE TOUT BOIS"
Selon le baromètre TNS-Sofres de mars pour le Figaro magazine et I-télé, publié dans la journée, la cote de popularité de François Bayrou a bondi de 19 points en un mois, 58% des Français souhaitant lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir.
"Je suis, c'est vrai, ému et encouragé par l'immense mouvement de confiance qui est en train de se former parmi les Français", a commenté l'intéressé à la presse après avoir rencontré des jeunes dans un centre d'apprentissage.
Le candidat centriste a aussi répondu au président de l'UMP, qui, dans une interview à Sud-Ouest, l'a taxé d'"immobilisme".
"Franchement, je comprends les difficultés que Nicolas Sarkozy rencontre en ce moment et en particulier le sentiment d'inquiétude qui est le sien, comme celui du Parti socialiste", a-t-il ironisé à l'adresse de ses adversaires.
"Ils font flèche de tout bois, ils tremblent, ils multiplient les accusations, ils mettent des comités en place chargés de me surveiller, de me cibler, de me pister, et ils disent n'importe quoi sur mon compte".
"Ils sont en train tout d'un coup de découvrir que le peuple français a une volonté qu'ils ne soupçonnaient pas", a-t-il poursuivi. "Et cette volonté, elle va aller jusqu'à son terme".
A un journaliste qui lui faisait remarquer qu'à l'entendre, il semblait convaincu de l'emporter, François Bayrou a toutefois tempéré : "Je ne considère nullement que ce soit gagné".
"Je sais à quelles forces je suis confronté, je sais (...) la multiplication des attaques qui se déroulent contre moi depuis plusieurs jours et qui vont se dérouler encore", a-t-il ajouté.
François Bayrou sera vendredi à Epinal, dans les Vosges, où il visitera un lycée professionnel. Il sera lundi à Toulouse pour rencontrer des salariés d'Airbus et mardi au salon de l'agriculture, à Paris.
"Cette confiance-là, elle va aller très loin, elle va aller jusqu'au bout, c'est un signe précurseur de ce mouvement de confiance qui va aller jusqu'au 22 avril et au 6 mai", a-t-il déclaré à la presse lors d'un déplacement à Caen.
Crédité de 17% des intentions de vote dans plusieurs sondages récents - et même 19% mardi dans un sondage Ifop -, le candidat de l'UDF à la présidentielle a dit noter une certaine fébrilité chez ses adversaires politiques.
"Je les comprends les pauvres, que voulez-vous qu'ils fassent contre la force d'un peuple qui a décidé de se mettre en marche et de leur imposer un président de la République qui les rassemblera ?", a-t-il lancé lors d'un meeting au centre des Congrès de Caen.
Devant plusieurs milliers de Normands - 4.000 selon les organisateurs -, le député béarnais s'est réjoui du "nombre d'articles qui se multiplient sur le candidat inattendu qui est en train de bouleverser cette élection".
Il a dit se sentir "sous les feux croisés de la gauche, de la droite et de l'extrême droite qui auraient donné très cher pour rester entre eux".
"ILS FONT FLÈCHE DE TOUT BOIS"
Selon le baromètre TNS-Sofres de mars pour le Figaro magazine et I-télé, publié dans la journée, la cote de popularité de François Bayrou a bondi de 19 points en un mois, 58% des Français souhaitant lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir.
"Je suis, c'est vrai, ému et encouragé par l'immense mouvement de confiance qui est en train de se former parmi les Français", a commenté l'intéressé à la presse après avoir rencontré des jeunes dans un centre d'apprentissage.
Le candidat centriste a aussi répondu au président de l'UMP, qui, dans une interview à Sud-Ouest, l'a taxé d'"immobilisme".
"Franchement, je comprends les difficultés que Nicolas Sarkozy rencontre en ce moment et en particulier le sentiment d'inquiétude qui est le sien, comme celui du Parti socialiste", a-t-il ironisé à l'adresse de ses adversaires.
"Ils font flèche de tout bois, ils tremblent, ils multiplient les accusations, ils mettent des comités en place chargés de me surveiller, de me cibler, de me pister, et ils disent n'importe quoi sur mon compte".
"Ils sont en train tout d'un coup de découvrir que le peuple français a une volonté qu'ils ne soupçonnaient pas", a-t-il poursuivi. "Et cette volonté, elle va aller jusqu'à son terme".
A un journaliste qui lui faisait remarquer qu'à l'entendre, il semblait convaincu de l'emporter, François Bayrou a toutefois tempéré : "Je ne considère nullement que ce soit gagné".
"Je sais à quelles forces je suis confronté, je sais (...) la multiplication des attaques qui se déroulent contre moi depuis plusieurs jours et qui vont se dérouler encore", a-t-il ajouté.
François Bayrou sera vendredi à Epinal, dans les Vosges, où il visitera un lycée professionnel. Il sera lundi à Toulouse pour rencontrer des salariés d'Airbus et mardi au salon de l'agriculture, à Paris.
"Le rebelle, c'est François Bayrou", assure Maurice Leroy (UDF)
PARIS (AP) - "Le rebelle, c'est François Bayrou", a assuré vendredi le député UDF Maurice Leroy, pour qui le candidat centriste à la présidentielle propose aux classes populaires "un vote utile pour la France et un vote rebelle".
"Il y a belle lurette que, depuis le 21 avril (2002), le rebelle, c'est François Bayrou", a-t-il affirmé sur Canal+, estimant que l'électorat populaire pourrait se porter sur le candidat UDF pour cette raison.
Il a également jugé que "les gens rêvent d'un gouvernement d'union nationale". "Aujourd'hui, grâce à François Bayrou, c'est possible", a-lancé Maurice Leroy, considérant que la progression de François Bayrou dans les sondages témoigne du fait que ce dernier "creuse son sillon profond dans la France". AP
lp/cr
"Il y a belle lurette que, depuis le 21 avril (2002), le rebelle, c'est François Bayrou", a-t-il affirmé sur Canal+, estimant que l'électorat populaire pourrait se porter sur le candidat UDF pour cette raison.
Il a également jugé que "les gens rêvent d'un gouvernement d'union nationale". "Aujourd'hui, grâce à François Bayrou, c'est possible", a-lancé Maurice Leroy, considérant que la progression de François Bayrou dans les sondages témoigne du fait que ce dernier "creuse son sillon profond dans la France". AP
lp/cr
13h12 François Bayrou créera un "grand parti démocrate" s'il gagne
vendredi 2 mars 2007
PARIS (Reuters) - François Bayrou promet de créer un "grand parti démocrate" du centre en cas de victoire à l'Elysée et, confie le candidat UDF au journal Le Monde, introduirait une forte dose de proportionnelle dans le mode de scrutin.
Le dirigeant centriste, qui dit parier sur "l'électrochoc" que provoquera une "union nationale" au-delà du clivage droite-gauche qu'il appelle de ses voeux, estime qu'un nouveau parti sera nécessaire en cas de victoire à la présidentielle.
"Pour porter ce nouvel espoir et cette grande responsabilité, l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France", dit-il dans un entretien que le quotidien publie dans son édition du 3 mars.
François Bayrou, que les sondages d'opinion créditent de 17 à 19% des intentions de vote au premier tour, explique qu'il s'il est élu une "nouvelle majorité présidentielle" se présentera aux électeurs en juin lors des législatives.
"Elu président de la République, investi de la confiance des Français et porteur de ce mandat du peuple, je nomme un gouvernement de rassemblement", dit-il.
"Ce gouvernement accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui le soutiendront. La nouvelle majorité présidentielle sera présente dans chaque circonscription du pays. Et les Français la choisiront."
François Bayrou, qui s'est dit jeudi lors d'un déplacement à Caen, "ému et encouragé par l'immense mouvement qui est en train de se former parmi les Français", souligne que les institutions figureraient "parmi les premiers grands chapitres du redressement" s'il entrait à l'Elysée en mai.
PLUS DE 49-3
"Nous devons construire un Etat impartial", dit-il, prônant par exemple l'abolition de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution qui permet l'adoption au Parlement d'un texte sans vote ni débat.
"Le président de la République assume ses responsabilités, le gouvernement ne pratique plus le passage en force. Le 49-3, les ordonnances n'entrent pas dans le cadre des rapports entre le gouvernement et le Parlement", dit-il.
La mise en place "d'une loi électorale juste", par ailleurs, signifierait, pour François Bayrou, "50% des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50% à la proportionnelle, avec une barre à 5% des suffrages".
Prié de dire si cela pourrait se traduire par l'entrée du Front national au Parlement, François Bayrou répond : "Oui, il rentre au Parlement si les électeurs le veulent (...) Et l'extrême gauche rentre au Parlement, si les électeurs en décident ainsi".
Reprenant une expression qu'il affectionne lors de ses rencontres sur le terrain avec les Français, François Bayrou estime que la "vague" qui le porte "dépassera de beaucoup l'élection présidentielle".
Il lui reste néanmoins au cours des semaines qui viennent plusieurs défis à relever, estime le directeur des études politiques de l'institut de sondage LH2, François Miquet-Marty.
Il devra d'abord "convaincre de sa capacité à disposer d'une majorité et à former un gouvernement", écrit-il dans une contribution offerte à Reuters.
Il lui faudra ensuite "rallier à lui des catégories sociales jusqu'ici majoritairement hostiles, que sont les catégories sociales modestes".
PARIS (Reuters) - François Bayrou promet de créer un "grand parti démocrate" du centre en cas de victoire à l'Elysée et, confie le candidat UDF au journal Le Monde, introduirait une forte dose de proportionnelle dans le mode de scrutin.
Le dirigeant centriste, qui dit parier sur "l'électrochoc" que provoquera une "union nationale" au-delà du clivage droite-gauche qu'il appelle de ses voeux, estime qu'un nouveau parti sera nécessaire en cas de victoire à la présidentielle.
"Pour porter ce nouvel espoir et cette grande responsabilité, l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France", dit-il dans un entretien que le quotidien publie dans son édition du 3 mars.
François Bayrou, que les sondages d'opinion créditent de 17 à 19% des intentions de vote au premier tour, explique qu'il s'il est élu une "nouvelle majorité présidentielle" se présentera aux électeurs en juin lors des législatives.
"Elu président de la République, investi de la confiance des Français et porteur de ce mandat du peuple, je nomme un gouvernement de rassemblement", dit-il.
"Ce gouvernement accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui le soutiendront. La nouvelle majorité présidentielle sera présente dans chaque circonscription du pays. Et les Français la choisiront."
François Bayrou, qui s'est dit jeudi lors d'un déplacement à Caen, "ému et encouragé par l'immense mouvement qui est en train de se former parmi les Français", souligne que les institutions figureraient "parmi les premiers grands chapitres du redressement" s'il entrait à l'Elysée en mai.
PLUS DE 49-3
"Nous devons construire un Etat impartial", dit-il, prônant par exemple l'abolition de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution qui permet l'adoption au Parlement d'un texte sans vote ni débat.
"Le président de la République assume ses responsabilités, le gouvernement ne pratique plus le passage en force. Le 49-3, les ordonnances n'entrent pas dans le cadre des rapports entre le gouvernement et le Parlement", dit-il.
La mise en place "d'une loi électorale juste", par ailleurs, signifierait, pour François Bayrou, "50% des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50% à la proportionnelle, avec une barre à 5% des suffrages".
Prié de dire si cela pourrait se traduire par l'entrée du Front national au Parlement, François Bayrou répond : "Oui, il rentre au Parlement si les électeurs le veulent (...) Et l'extrême gauche rentre au Parlement, si les électeurs en décident ainsi".
Reprenant une expression qu'il affectionne lors de ses rencontres sur le terrain avec les Français, François Bayrou estime que la "vague" qui le porte "dépassera de beaucoup l'élection présidentielle".
Il lui reste néanmoins au cours des semaines qui viennent plusieurs défis à relever, estime le directeur des études politiques de l'institut de sondage LH2, François Miquet-Marty.
Il devra d'abord "convaincre de sa capacité à disposer d'une majorité et à former un gouvernement", écrit-il dans une contribution offerte à Reuters.
Il lui faudra ensuite "rallier à lui des catégories sociales jusqu'ici majoritairement hostiles, que sont les catégories sociales modestes".
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