mercredi 25 avril 2007, 15h45
a
PARIS (Reuters) - François Bayrou, qui a recueilli 18,6% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, a refusé mercredi de donner une consigne de vote pour le second tour de scrutin, le 6 mai.
"Je ne donnerai pas de consigne de vote", a déclaré le député béarnais lors d'une conférence de presse à Paris.
"J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix", a-t-il ajouté.
François Bayrou a été sollicité par l'UMP Nicolas Sarkozy et la socialiste Ségolène Royal pour passer un accord afin de permettre à l'un des finalistes de récupérer les voix centristes.
Caroline Vély avec François BAYROU
mercredi 25 avril 2007
mardi 24 avril 2007
Royal et Sarkozy multiplient les signaux en direction de Bayrou
mardi 24 avril 2007, 14h01
PARIS (AFP) - A J-12 du second tour, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy multiplient les efforts pour capter les faveurs de François Bayrou et de ses 6.820.882 électeurs.
Ils ont dégainé dès le lendemain du premier tour, laissant tous deux, selon de bonnes sources, des messages sur le portable du candidat centriste...qui n'a répondu ni à l'un, ni à l'autre.
Fort de ses 18,6%, il fait durer le suspense. Il est surtout confronté à une décision très difficile et ne devrait sans doute pas donner de consigne explicite lors de sa conférence de presse mercredi.
M. Bayrou doit compter avec les législatives de juin: l'UMP, qui a pour l'instant gelé ses investitures face aux 29 sortants UDF, pourrait leur mettre des candidats dans les pattes. Depuis dimanche soir, deux sénateurs et quatre députés se sont ajoutés aux soutiens UDF déjà acquis à Nicolas Sarkozy, dont la vedette, André Santini, prédisait mardi que "le 6 mai, il (Bayrou) n'aura plus personne derrière lui".
"Nous disons à l'UDF, venez dans la majorité présidentielle, vous y êtes les bienvenus", a lancé François Fillon, bras droit du candidat UMP.
Nicolas Sarkozy avait assuré lundi qu'il ne "se livrerait à aucune ouverture politicienne qui chercherait à rassembler à travers les débauchages et les marchandages". Mais il espérait recevoir mardi soir à son meeting près de Rouen le soutien de Pierre Albertini, maire UDF de cette ville, la plus grande de France gérée par le parti centriste. Lundi, M. Albertini avait indiqué à l'AFP qu'il n'avait pas encore pris sa décision, qui "n'engagerait que (lui)".
La candidate socialiste avait de son côté appelé dès lundi soir le leader centriste à "un débat ouvert et public" sur ses propositions présidentielles, au risque de heurter au PS, divisé sur la stratégie à suivre pour rassembler la gauche et l'électorat modéré afin d'espérer refaire les 5 points de retard sur le candidat UMP et de l'emporter au 2e tour de la présidentielle.
Elle a rencontré symboliquement mardi Jacques Delors, que François Bayrou avait plusieurs fois cité comme exemple d'une personnalité de gauche avec lequel il pourrait travailler. "Il soutient ma démarche d'ouverture", a lancé Mme Royal après l'entretien, annonçant la présence à son meeting de vendredi à Lyon de Romano Prodi. Dirigent lui-même une coalition, le chef du gouvernement italien s'est prononcé pour une alliance Royal-Bayrou qui apporterait "clarté et ordre".
Les appels de Michel Rocard ou Bernard Kouchner à un rapprochement avec le candidat UDF avant le premier tour avaient été violemment critiqués au PS.
Nicolas Sarkozy, donné vainqueur par les sondages sur le deuxième tour réalisés depuis dimanche, a sorti lundi soir une torpille anti-Royal, avec la présence à son meeting dijonnais d'Eric Besson, ancien responsable du PS à l'Economie, qui a claqué la porte du parti. Il a officialisé son ralliement, affirmant avoir participé au PS à une tentative de "diabolisation" du candidat UMP.
L'équipe de M. Sarkozy, arithmétiquement archi-favori, craint en effet que le second ne se transforme en référendum contre l'ex-ministre de l'Intérieur, au nom du "Tout sauf Sarkozy".
Les représentants des deux finalistes se voient mardi au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour caler les détails du débat télévisé prévu le 2 ou le 3 mai, grand classique de l'entre-deux tours.
A trois semaines de la fin de son mandat, le président sortant a, selon Le Parisien, trouvé son futur appartement parisien, sur les très chics quais de Seine.
PARIS (AFP) - A J-12 du second tour, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy multiplient les efforts pour capter les faveurs de François Bayrou et de ses 6.820.882 électeurs.
Ils ont dégainé dès le lendemain du premier tour, laissant tous deux, selon de bonnes sources, des messages sur le portable du candidat centriste...qui n'a répondu ni à l'un, ni à l'autre.
Fort de ses 18,6%, il fait durer le suspense. Il est surtout confronté à une décision très difficile et ne devrait sans doute pas donner de consigne explicite lors de sa conférence de presse mercredi.
M. Bayrou doit compter avec les législatives de juin: l'UMP, qui a pour l'instant gelé ses investitures face aux 29 sortants UDF, pourrait leur mettre des candidats dans les pattes. Depuis dimanche soir, deux sénateurs et quatre députés se sont ajoutés aux soutiens UDF déjà acquis à Nicolas Sarkozy, dont la vedette, André Santini, prédisait mardi que "le 6 mai, il (Bayrou) n'aura plus personne derrière lui".
"Nous disons à l'UDF, venez dans la majorité présidentielle, vous y êtes les bienvenus", a lancé François Fillon, bras droit du candidat UMP.
Nicolas Sarkozy avait assuré lundi qu'il ne "se livrerait à aucune ouverture politicienne qui chercherait à rassembler à travers les débauchages et les marchandages". Mais il espérait recevoir mardi soir à son meeting près de Rouen le soutien de Pierre Albertini, maire UDF de cette ville, la plus grande de France gérée par le parti centriste. Lundi, M. Albertini avait indiqué à l'AFP qu'il n'avait pas encore pris sa décision, qui "n'engagerait que (lui)".
La candidate socialiste avait de son côté appelé dès lundi soir le leader centriste à "un débat ouvert et public" sur ses propositions présidentielles, au risque de heurter au PS, divisé sur la stratégie à suivre pour rassembler la gauche et l'électorat modéré afin d'espérer refaire les 5 points de retard sur le candidat UMP et de l'emporter au 2e tour de la présidentielle.
Elle a rencontré symboliquement mardi Jacques Delors, que François Bayrou avait plusieurs fois cité comme exemple d'une personnalité de gauche avec lequel il pourrait travailler. "Il soutient ma démarche d'ouverture", a lancé Mme Royal après l'entretien, annonçant la présence à son meeting de vendredi à Lyon de Romano Prodi. Dirigent lui-même une coalition, le chef du gouvernement italien s'est prononcé pour une alliance Royal-Bayrou qui apporterait "clarté et ordre".
Les appels de Michel Rocard ou Bernard Kouchner à un rapprochement avec le candidat UDF avant le premier tour avaient été violemment critiqués au PS.
Nicolas Sarkozy, donné vainqueur par les sondages sur le deuxième tour réalisés depuis dimanche, a sorti lundi soir une torpille anti-Royal, avec la présence à son meeting dijonnais d'Eric Besson, ancien responsable du PS à l'Economie, qui a claqué la porte du parti. Il a officialisé son ralliement, affirmant avoir participé au PS à une tentative de "diabolisation" du candidat UMP.
L'équipe de M. Sarkozy, arithmétiquement archi-favori, craint en effet que le second ne se transforme en référendum contre l'ex-ministre de l'Intérieur, au nom du "Tout sauf Sarkozy".
Les représentants des deux finalistes se voient mardi au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour caler les détails du débat télévisé prévu le 2 ou le 3 mai, grand classique de l'entre-deux tours.
A trois semaines de la fin de son mandat, le président sortant a, selon Le Parisien, trouvé son futur appartement parisien, sur les très chics quais de Seine.
En position d'arbitre, Bayrou consulte ses troupes
mardi 24 avril 2007, 12h26
PARIS (AFP) - François Bayrou, en position d'arbitre pour le second tour de la présidentielle, va prendre le temps de consulter ses troupes avant d'annoncer sa position mercredi, mais il a d'ores et déjà dit qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez, a confirmé lundi que M. Bayrou s'exprimerait "mercredi". "D'ici là, nous aurons un certain nombre de rencontres. On va réunir demain les parlementaires UDF", a-t-elle précisé. Cette réunion à huis-clos doit débuter en milieu d'après-midi
"Nous voulons continuer le mouvement de rénovation de la vie politique", a ajouté Mme de Sarnez, précisant que la création d'un nouveau parti démocrate était bien à l'ordre du jour, avant ou après les législatives de juin. Avec son score de 18,57%, le candidat UDF détient l'une des clés de l'élection. Mais une consigne de vote de sa part paraît à ce stade improbable, à en juger par ses déclarations et celles de ses proches.
"Nous voulons sortir du système binaire", a assuré lundi le député Jean-Christophe Lagarde. "On ne va pas entrer dans de petites négociations de couloirs". Dimanche soir, M. Bayrou s'était félicité qu'il y ait "enfin" un centre "large, fort et indépendant", et a assuré qu'il ne "reviendrait pas en arrière". Selon lui, ses électeurs "ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France".
Il s'est gaussé des appels du pied de l'UMP et du PS, qui l'ont fait "se gondoler", tandis que Mme de Sarnez assurait: "nous ne sommes pas à vendre".
"La question des places, des portefeuilles, n'est pas un critère pour nous", a-t-elle déclaré lundi à l'AFP. Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, avait un peu plus tôt jugé "indispensable", si M. Sarkozy était élu président, que les membres de l'UDF soient "massivement au gouvernement".
La plupart des 6,8 millions de personnes qui ont voté pour lui devraient se répartir entre les deux candidats finalistes. CSA estime que 45% se reporteront sur Ségolène Royal, 39% sur Nicolas Sarkozy, et que 16% s'abstiendront. Pour l'Ifop, 42% choisiront le candidat UMP, 36% la candidate socialiste et 22% s'abstiendront.
S'appuyant sur le nouveau parti "démocrate" qu'il veut créer, M. Bayrou, 55 ans, dont c'était la deuxième candidature, peut maintenant se placer dans la perspective de 2012. Il sera cependant confronté à l'écueil des législatives, où il veut présenter des candidats dans toutes les circonscriptions.
Pour avoir beaucoup de députés, il lui faut "des accords de désistement électoral réciproques, explicites ou tacites".
PARIS (AFP) - François Bayrou, en position d'arbitre pour le second tour de la présidentielle, va prendre le temps de consulter ses troupes avant d'annoncer sa position mercredi, mais il a d'ores et déjà dit qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez, a confirmé lundi que M. Bayrou s'exprimerait "mercredi". "D'ici là, nous aurons un certain nombre de rencontres. On va réunir demain les parlementaires UDF", a-t-elle précisé. Cette réunion à huis-clos doit débuter en milieu d'après-midi
"Nous voulons continuer le mouvement de rénovation de la vie politique", a ajouté Mme de Sarnez, précisant que la création d'un nouveau parti démocrate était bien à l'ordre du jour, avant ou après les législatives de juin. Avec son score de 18,57%, le candidat UDF détient l'une des clés de l'élection. Mais une consigne de vote de sa part paraît à ce stade improbable, à en juger par ses déclarations et celles de ses proches.
"Nous voulons sortir du système binaire", a assuré lundi le député Jean-Christophe Lagarde. "On ne va pas entrer dans de petites négociations de couloirs". Dimanche soir, M. Bayrou s'était félicité qu'il y ait "enfin" un centre "large, fort et indépendant", et a assuré qu'il ne "reviendrait pas en arrière". Selon lui, ses électeurs "ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France".
Il s'est gaussé des appels du pied de l'UMP et du PS, qui l'ont fait "se gondoler", tandis que Mme de Sarnez assurait: "nous ne sommes pas à vendre".
"La question des places, des portefeuilles, n'est pas un critère pour nous", a-t-elle déclaré lundi à l'AFP. Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, avait un peu plus tôt jugé "indispensable", si M. Sarkozy était élu président, que les membres de l'UDF soient "massivement au gouvernement".
La plupart des 6,8 millions de personnes qui ont voté pour lui devraient se répartir entre les deux candidats finalistes. CSA estime que 45% se reporteront sur Ségolène Royal, 39% sur Nicolas Sarkozy, et que 16% s'abstiendront. Pour l'Ifop, 42% choisiront le candidat UMP, 36% la candidate socialiste et 22% s'abstiendront.
S'appuyant sur le nouveau parti "démocrate" qu'il veut créer, M. Bayrou, 55 ans, dont c'était la deuxième candidature, peut maintenant se placer dans la perspective de 2012. Il sera cependant confronté à l'écueil des législatives, où il veut présenter des candidats dans toutes les circonscriptions.
Pour avoir beaucoup de députés, il lui faut "des accords de désistement électoral réciproques, explicites ou tacites".
Second tour: Sarkozy et Royal repartent au combat, Bayrou en arbitre
lundi 23 avril 2007, 23h18
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont repartis au combat dès lundi, tenant meeting au lendemain de leur qualification pour le second tour et multipliant les appels du pied en direction des électeurs du centriste François Bayrou.
Le candidat de l'UMP a expliqué à ses proches qu'il voulait créer "une nouvelle majorité présidentielle multipolaire", avec trois pôles, majoritaire, centriste et de gauche, dans le but de "rassembler" le plus largement possible.
Mais, lors d'un meeting à Dijon qui a réuni près de 10.000 personnes, dans le fief d'un des directeurs de campagne de sa rivale, Nicolas Sarkozy a fermement rejeté toute "alliance" ou "ouverture politicienne" avec François Bayrou "au détriment de ses convictions".
Il avait entamé sa journée par une visite à l'Elysée, où Jacques Chirac "lui a fait part de ses encouragements et de son soutien pour le second tour", selon l'entourage du chef de l'Etat. Il a ensuite visité un foyer parisien pour femmes en difficulté.
Quant à Ségolène Royal, c'est depuis Valence, qu'elle a tendu la main à François Bayrou, l'appelant à participer à "un débat ouvert et public" sur ses propositions présidentielles.
Mme Royal a pris cette initiative alors que des divisions se font jour au Parti socialiste sur la stratégie à suivre pour rassembler la gauche et l'électorat modéré, et gagner au 2e tour de la présidentielle.
La candidate socialiste s'est dite "disponible pour parler de l'avenir de la France avec ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique".
François Bayrou doit donner mercredi une conférence de presse très attendue, au cours de laquelle il annoncera ses intentions pour le deuxième tour.
M. Bayrou, qui avec 18,57% des voix a triplé son score de 2002, n'a répondu à aucun appel du pied, qui l'ont fait "se gondoler", affirmant dès dimanche soir qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Après des mois de duel à distance, le traditionnel débat télévisé entre les deux finalistes aura "vraisemblablement" lieu mercredi 2 mai, ont indiqué lundi les chaînes organisatrices, TF1 et France 2.
Nicolas Sarkozy, qui a rassemblé dimanche 31,18% des suffrages, score inédit au premier tour depuis 1988, part favori, ce que confirment de premiers sondages d'intentions de vote pour le second tour, qui le donnent vainqueur avec 52% à 54%.
François Hollande a estimé qu'en dépit des 5 points de retard de la candidate socialiste (25,87%), "les conditions de la victoire sont réunies", évoquant notamment les soutiens-désistements des six autres candidats de la gauche (10,23% au total).
Concernant l'électorat UDF, les deux camps affirment récuser tout marchandage dans le dos des électeurs.
L'entourage de Nicolas Sarkozy multiplie toutefois les tentatives de séduction, à l'image du ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo qui a jugé "indispensable" que l'UDF soit représentée "massivement" dans le prochain gouvernement.
François Hollande a dénoncé de son côté toute "logique de négociation" avec l'UDF, estimant que "ce ne serait pas respectueux des électeurs".
Mais en promettant dès dimanche soir un "Etat impartial", la candidate socialiste s'est également adressé aux électeurs du centre, et sa porte-parole Najat Belkacem n'a pas hésité à voir "un rejet de Nicolas Sarkozy" dans le vote pro-Bayrou.
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont repartis au combat dès lundi, tenant meeting au lendemain de leur qualification pour le second tour et multipliant les appels du pied en direction des électeurs du centriste François Bayrou.
Le candidat de l'UMP a expliqué à ses proches qu'il voulait créer "une nouvelle majorité présidentielle multipolaire", avec trois pôles, majoritaire, centriste et de gauche, dans le but de "rassembler" le plus largement possible.
Mais, lors d'un meeting à Dijon qui a réuni près de 10.000 personnes, dans le fief d'un des directeurs de campagne de sa rivale, Nicolas Sarkozy a fermement rejeté toute "alliance" ou "ouverture politicienne" avec François Bayrou "au détriment de ses convictions".
Il avait entamé sa journée par une visite à l'Elysée, où Jacques Chirac "lui a fait part de ses encouragements et de son soutien pour le second tour", selon l'entourage du chef de l'Etat. Il a ensuite visité un foyer parisien pour femmes en difficulté.
Quant à Ségolène Royal, c'est depuis Valence, qu'elle a tendu la main à François Bayrou, l'appelant à participer à "un débat ouvert et public" sur ses propositions présidentielles.
Mme Royal a pris cette initiative alors que des divisions se font jour au Parti socialiste sur la stratégie à suivre pour rassembler la gauche et l'électorat modéré, et gagner au 2e tour de la présidentielle.
La candidate socialiste s'est dite "disponible pour parler de l'avenir de la France avec ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique".
François Bayrou doit donner mercredi une conférence de presse très attendue, au cours de laquelle il annoncera ses intentions pour le deuxième tour.
M. Bayrou, qui avec 18,57% des voix a triplé son score de 2002, n'a répondu à aucun appel du pied, qui l'ont fait "se gondoler", affirmant dès dimanche soir qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Après des mois de duel à distance, le traditionnel débat télévisé entre les deux finalistes aura "vraisemblablement" lieu mercredi 2 mai, ont indiqué lundi les chaînes organisatrices, TF1 et France 2.
Nicolas Sarkozy, qui a rassemblé dimanche 31,18% des suffrages, score inédit au premier tour depuis 1988, part favori, ce que confirment de premiers sondages d'intentions de vote pour le second tour, qui le donnent vainqueur avec 52% à 54%.
François Hollande a estimé qu'en dépit des 5 points de retard de la candidate socialiste (25,87%), "les conditions de la victoire sont réunies", évoquant notamment les soutiens-désistements des six autres candidats de la gauche (10,23% au total).
Concernant l'électorat UDF, les deux camps affirment récuser tout marchandage dans le dos des électeurs.
L'entourage de Nicolas Sarkozy multiplie toutefois les tentatives de séduction, à l'image du ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo qui a jugé "indispensable" que l'UDF soit représentée "massivement" dans le prochain gouvernement.
François Hollande a dénoncé de son côté toute "logique de négociation" avec l'UDF, estimant que "ce ne serait pas respectueux des électeurs".
Mais en promettant dès dimanche soir un "Etat impartial", la candidate socialiste s'est également adressé aux électeurs du centre, et sa porte-parole Najat Belkacem n'a pas hésité à voir "un rejet de Nicolas Sarkozy" dans le vote pro-Bayrou.
Bayrou consulte ses troupes avant de s'exprimer mercredi sur le second tour
lundi 23 avril 2007, 19h44
PARIS (AFP) - François Bayrou, en position d'arbitre pour le second tour de la présidentielle, va prendre le temps de consulter ses troupes avant d'annoncer sa position mercredi, mais il a d'ores et déjà dit qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez, a confirmé lundi que M. Bayrou s'exprimerait "mercredi". "D'ici là, nous aurons un certain nombre de rencontres. On va réunir demain les parlementaires UDF", a-t-elle précisé.
Cette réunion à huis-clos doit débuter en milieu d'après-midi, a-t-on indiqué à l'UDF.
"Nous voulons continuer le mouvement de rénovation de la vie politique", a ajouté Mme de Sarnez, précisant que la création d'un nouveau parti démocrate était bien à l'ordre du jour, avant ou après les législatives de juin.
Avec son score de 18,57%, le candidat UDF détient l'une des clés de l'élection. Mais une consigne de vote de sa part paraît à ce stade improbable, à en juger par ses déclarations et celles de ses proches.
"Nous voulons sortir du système binaire", a assuré lundi le député Jean-Christophe Lagarde. "On ne va pas entrer dans de petites négociations de couloirs".
Dimanche soir, M. Bayrou s'était félicité qu'il y ait "enfin" un centre "large, fort et indépendant", et a assuré qu'il ne "reviendrait pas en arrière". Selon lui, ses électeurs "ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France".
Il s'est gaussé des appels du pied de l'UMP et du PS, qui l'ont fait "se gondoler", tandis que Mme de Sarnez assurait: "nous ne sommes pas à vendre".
"La question des places, des portefeuilles, n'est pas un critère pour nous", a-t-elle déclaré lundi à l'AFP. Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, avait un peu plus tôt jugé "indispensable", si M. Sarkozy était élu président, que les membres de l'UDF soient "massivement au gouvernement".
M. Bayrou est allé très loin pendant la campagne dans ses critiques du candidat UMP, semblant couper les ponts. Et dimanche soir, ses proches ont eu des mots très durs pour décrire l'intervention de Ségolène Royal.
De plus, le candidat UDF n'a cessé de répéter pendant la campagne que les candidats ne sont "pas propriétaires" de leurs électeurs.
La plupart des 6,8 millions de personnes qui ont voté pour lui devraient se répartir entre les deux candidats finalistes. CSA estime que 45% se reporteront sur Ségolène Royal, 39% sur Nicolas Sarkozy, et que 16% s'abstiendront. Pour l'Ifop, 42% choisiront le candidat UMP, 36% la candidate socialiste et 22% s'abstiendront.
S'appuyant sur le nouveau parti "démocrate" qu'il veut créer, M. Bayrou, 55 ans, dont c'était la deuxième candidature, peut maintenant se placer dans la perspective de 2012. Il sera cependant confronté à l'écueil des législatives, où il veut présenter des candidats dans toutes les circonscriptions.
PARIS (AFP) - François Bayrou, en position d'arbitre pour le second tour de la présidentielle, va prendre le temps de consulter ses troupes avant d'annoncer sa position mercredi, mais il a d'ores et déjà dit qu'il ne retomberait pas dans "la vieille guerre des deux camps".
Sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez, a confirmé lundi que M. Bayrou s'exprimerait "mercredi". "D'ici là, nous aurons un certain nombre de rencontres. On va réunir demain les parlementaires UDF", a-t-elle précisé.
Cette réunion à huis-clos doit débuter en milieu d'après-midi, a-t-on indiqué à l'UDF.
"Nous voulons continuer le mouvement de rénovation de la vie politique", a ajouté Mme de Sarnez, précisant que la création d'un nouveau parti démocrate était bien à l'ordre du jour, avant ou après les législatives de juin.
Avec son score de 18,57%, le candidat UDF détient l'une des clés de l'élection. Mais une consigne de vote de sa part paraît à ce stade improbable, à en juger par ses déclarations et celles de ses proches.
"Nous voulons sortir du système binaire", a assuré lundi le député Jean-Christophe Lagarde. "On ne va pas entrer dans de petites négociations de couloirs".
Dimanche soir, M. Bayrou s'était félicité qu'il y ait "enfin" un centre "large, fort et indépendant", et a assuré qu'il ne "reviendrait pas en arrière". Selon lui, ses électeurs "ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France".
Il s'est gaussé des appels du pied de l'UMP et du PS, qui l'ont fait "se gondoler", tandis que Mme de Sarnez assurait: "nous ne sommes pas à vendre".
"La question des places, des portefeuilles, n'est pas un critère pour nous", a-t-elle déclaré lundi à l'AFP. Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, avait un peu plus tôt jugé "indispensable", si M. Sarkozy était élu président, que les membres de l'UDF soient "massivement au gouvernement".
M. Bayrou est allé très loin pendant la campagne dans ses critiques du candidat UMP, semblant couper les ponts. Et dimanche soir, ses proches ont eu des mots très durs pour décrire l'intervention de Ségolène Royal.
De plus, le candidat UDF n'a cessé de répéter pendant la campagne que les candidats ne sont "pas propriétaires" de leurs électeurs.
La plupart des 6,8 millions de personnes qui ont voté pour lui devraient se répartir entre les deux candidats finalistes. CSA estime que 45% se reporteront sur Ségolène Royal, 39% sur Nicolas Sarkozy, et que 16% s'abstiendront. Pour l'Ifop, 42% choisiront le candidat UMP, 36% la candidate socialiste et 22% s'abstiendront.
S'appuyant sur le nouveau parti "démocrate" qu'il veut créer, M. Bayrou, 55 ans, dont c'était la deuxième candidature, peut maintenant se placer dans la perspective de 2012. Il sera cependant confronté à l'écueil des législatives, où il veut présenter des candidats dans toutes les circonscriptions.
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